Un maillage d’aides financières destiné à convaincre les plus réticents
L’économie d’énergie ne se joue pas seulement dans le béton, mais bien souvent dans les budgets. Depuis une décennie, la France renforce, année après année, son arsenal d’aides publiques...
MaPrimeRénov’, la pierre angulaire de la rénovation
Créée en 2020, MaPrimeRénov’ encourage la rénovation énergétique du parc existant. Elle s’adresse aux propriétaires occupants, bailleurs, et aux copropriétés, avec des montants qui varient selon les revenus et le type de travaux (isolation, chauffage, ventilation, etc.). En 2023, 700 000 dossiers ont été déposés (source : Service-public.fr). Les aides peuvent atteindre 20 000€ pour les projets les plus performants, et, dans le cas de rénovations globales, le “bonus Bâtiment Basse Consommation” vient couronner les projets aboutissant à une classe énergétique A ou B.
L’Éco-prêt à taux zéro (Éco-PTZ)
Ce prêt bancaire, aidé par l’État, permet d’emprunter jusqu’à 50 000 € sans intérêts pour des travaux de rénovation énergétique. À noter : depuis 2022, il peut être cumulé avec MaPrimeRénov’. Les principales opérations visées : isolation, remplacement de chauffage, installation d’équipements fonctionnant aux énergies renouvelables, etc.
Des exonérations et aides locales : des dispositifs méconnus
Beaucoup de collectivités territoriales proposent des aides supplémentaires : exonération partielle de taxe foncière pour travaux d’économie d’énergie (possible jusqu’à 5 ans dans certaines communes, dont parfois celles de Normandie), chèques travaux locaux, subventions régionales… En Normandie, la Région et certaines Agglomérations appuient l’installation de pompes à chaleur, l’achat de matériaux biosourcés ou l’audit énergétique. Saluons la plateforme “FAIRE”, devenue France Rénov’, pour accompagner gratuitement les particuliers dans la jungle des aides et des choix techniques.