Pourquoi la biodiversité locale mérite-t-elle une attention particulière ?
L’équilibre des milieux naturels, même dans les paysages apparemment ordinaires du pays de Bray, constitue un rempart contre l’appauvrissement de la vie. Selon l’Office français de la biodiversité, la France compte plus de 18 000 espèces animales et près de 6 000 espèces végétales, dont une part significative s’épanouit en Normandie (OFB). À Saint-Martin-Osmonville, rivières discrètes, haies, prairies humides, bosquets et vieux vergers forment une mosaïque écologique précieuse mais fragile. La disparition progressive de certains habitats ou pratiques agricoles ancestrales pèse sur la faune et la flore locale : hérissons, chauves-souris, papillons comme l’azuré des mouillères voient leurs territoires se réduire, tandis que plantes messicoles ou orchidées sauvages deviennent plus rares.
L’urgence : chaque année, c’est 0,5 % des espèces locales qui connaissent un déclin, la plupart du temps à bas bruit, miné par la fragmentation des espaces, la pollution ou la disparition de milieux spécifiques (Observatoire Normand de la Biodiversité). Prendre soin de la biodiversité ici, c’est préserver le patrimoine vivant de demain et l’équilibre de l’écosystème agricole, forestier et villageois.